J’aime pas les gens...

Publié le par Kanya

...qui me le rendent… pas !

        Etant une faux-cul de première, je passe aisément pour une personne sociale, chaleureuse, charmante, enjouée et pleine d’humour avec qui on peut se payer une très bonne tranche…
Je suis en gros, la parfaite amie/petite-amie/connaissance/relation que l’on peut présenter à son entourage lors de festivités mondaine ou autre !

Je suis celle qui est bien élevée et bien sous tout rapport, celle qui est suffisamment intelligente pour tenir une conversation et suffisamment clairvoyante pour ne pas trop la ramener, celle qui caresse dans le sens du poil, celle qui anime une soirée plan-plan, celle qui se ridiculise et s’en amuse, celle qui écoute et réconforte… tout ça, dans le seul but de faire naître un sentiment de redevabilité si je suis dans le besoin et surtout si je le fais expressément ressentir !

 

Faut savoir assurer ses arrières…

 

En revanche, j’ai trop de scrupules pour arnaquer, manipuler et détrousser les gens. Ils (ces scrupules) viennent souvent taper au carreau quand je dépasse les bornes des limites, alors, je me réfrène tant bien que mal. Maudite Conscience Morale ! Mais cela n’est pas dramatique en soi, je ne me sens pas la fibre politicienne de toute façon !

 

Alors, pour mon petit plaisir personnel, je me contente juste d’agir de manière intéressée. Bannir l’acte gratuit est mon credo ! Quel intérêt honnêtement de jouer les altruistes ! Pour ce qu’on y gagne ! 

 

Honnêtement, j’aimerais tant être réincarnée en chat-de-mémère... Tu penses qu'à ta gueule, tu glandes les doigts de pieds en éventail toute la journée, tu ronfles comme un bien heureux à t'en faire péter les synapses, tu fais mumuse avec les tis zozios du coin en les torturants au passage... et ta mémère te prépare quand même amoureusement ta pâté et te fais amoureusement des câlins, quand tu daignes lui en consentir...

 

Un chat c'est sournois, joueur, manipulateur, fainéant, nonchalant et désinvolte... Bref, tout ce que j'aimerais être dans la vie, mais que les conventions sociales m’empêchent d’être réellement. Foutue éducation judéo-chrétienne !

 

Alors je vis cette vie par procuration au travers de journal intime de l'anti-héroïne  du chef d’œuvre de mauvaise foi, de désinvolture et de sarcasmes de Langue de Vipère et Gueule de Bois d'Adèle Lang. Cette anti-héroïne est une publiciste, journaliste free lance, scénariste de soap opéra, arriviste, égocentrique, vaniteuse, dédaigneuse, intolérante, condescendante, alcoolique… (et la liste est loin d’être exhaustive !) qui part du principe que son destin est d’être entourée d’une bande d’incapables et de nécessiteux nuisant à la société.

 

J’adore, j’adhère et j’en redemande !

Publié dans Coups de coeur

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