En bonne mesquine qui se respecte...

Publié le par Kanya

Pour pimenter mon existence j’ai développé une ligne de conduite qui se résume à peu près à ceci…

 

Afin de donner de la matière à une quelconque fureur latente, j’attends bien sagement un écart de conduite de mon gars. Oh, rien de bien compliqué, une parole déplacée concernant ma nouvelle coupe de cheveux ou ma tenue vestimentaire, est un motif suffisant.

 

Si par malheur, il parvient à déceler mon humeur massacrante (pourtant si bien retranchée derrière mon sourire enjôleur !) et parviens à déjouer mes plans, à savoir, se tenir sur ses gardes en se montrant courtois et correct -en un mot irréprochable-, je suis malheureusement obligée de couper court à la conversation… et de me défouler sur quelqu’un d’autre !

 

Si par chance, il se montre un tant soit peu désagréable, ou au mieux, de mauvaise humeur, deux options s’offrent à moi : l’explosion immédiate ou la bombe à retardement (si je suis d’humeur plus sadique, ce qui est très souvent le cas !).

 

Première option : j’adopte un débit de parole suffisamment rapide, en élevant la voix progressivement, pour ne pas me laisser interrompre par mon gars. J’irais même jusqu’à dire qu’il m’arrive parfois (?) -disons plutôt la plupart du temps- de crier afin de renforcer davantage ma crédibilité ! Important à mémoriser : ne surtout pas s’interrompre, le risque encouru est de perdre le fil de sa tirade...

Dix bonnes minutes suffisent amplement. Une règle d’or : ne surtout pas dépasser ce temps imparti. Cordes vocales à protéger, tout de même…pour les disputes à venir ! Imaginez, une extinction de voix, et on perd la face !

 

Deuxième option, à savoir, la bombe à retardement : la stratégie est toute autre. Cette fois-ci, je tente d’établir un dialogue avec mon interlocuteur… que je pimente de temps à autres remarques de plus en plus sarcastiques et désobligeantes.

 

Rien de bien compliqué : faire appel à sa mauvaise foi ! Mon petit ami, énervé par mon comportement, répond, à ce moment là, forcément à mes attaques.

 

La joute verbale qui s’ensuit n’en est que meilleure.

 

C’est incroyable comment avec une bonne dose de cynisme et de sarcasmes on peut facilement faire sortir de ses gonds le plus calme et le plus stoïque des interlocuteurs… Mais attention, il faut prendre, dès le début, le contrôle de la situation, en clamant haut et fort ses revendications, (fondées ou non, on s’en fout !) ! Ensuite, rester camper sur ses positions même si à un moment donné, on se trouve en tort. Ma technique est simple: ne rien laisser paraître et rester maître de soi-même ! A savoir : affirmer et revendiquer !

 

A aucun moment, ma détermination et mon obstination ne doivent flancher...

 

Enfin, de manière sournoise, pour conclure le match en apothéose, je fais en sorte de trouver l’ultime remarque qui le fera taire. Et pour cela, rien de plus facile, je me sers de ses points faibles…

 

Je sais, c’est mesquin…

 

Après je  fais tout ce qui est en mon pouvoir pour me faire pardonner, et là, si je puis dire, je n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde. J’accuse le stress, la fatigue… (n’importe quoi, à condition d’être crédible !) et si besoin est, j’ai toujours une larme au coin de l’œil prête à me rendre service. Et si vraiment mon gars, ne se laisse en rien ébranler par ma prestation, je trouve le moyen de renverser la situation en ma faveur : je le fais culpabiliser. Je ressors de vieilles histoires qui n’ont aucun lien direct avec la situation en elle-même, mais je m’arrange toujours pour leur trouver un lien de causalité à ma crise d’hystérie… Ca marche à tous les coups… !!!

 

 Je sais, c’est ENCORE mesquin…

Publié dans Anecdotes...

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